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1. 15 sans titre
2. 14 sans titre

Exposition : 10 femmes aujourd'hui,
Centre Culturel Marcel Pagnol, Bures-sur-Yvette,  le 15 mars 2008

Poèmes de Maryse Hache inspirés par deux toiles de Michelle

1. 15 sans titre
                                                     
du bleu à quatre entrées
du bleu à quatre espaces

un presque carré bleu-violet sombre
travaillé de marine
légèrement incliné vers la gauche
un petit trait de blanc en marque le coté droit et la base
il semble flotter légèrement au-dessus de la base du tableau
quelques soupçons de rose violet

un autre espace bleu plus clair avec traînées de rose comme émanant du bleu marine
ce bleu plus clair plonge le long du côté droit du rectangle
et vient se glisser dessous
d'où l'impression de flottement de la masse plus sombre
il y a quelques lignes

une zone très claire qu'on dirait blanche
_si l'on ne sentait pas tout de suite le jeu des touches de bleu_
ramène cette zone au premier plan
     une étoffe de rideau
     un petit pan de mur clair
dans cette étendue une trace bleue
     ouverture
mais pas sur le bleu du deuxième espace
son bleu n'est pas le même
qui en fait un espace distinct

si bien que ce qui apparaissait d'abord comme un pan blanc
dont le bord qui traverse la toile et la divise selon une ligne un peu brisée
en son début  au milieu de la toile
puis au fur et à mesure qu'on le suit
après un petit angle et un retrait vers la gauche
 la divise en son tiers
devient par l'appel de cette ouverture
_oui on la devine maintenant comme celle de l'œil à demi  ouvert_

un visage

un grand visage à la fois tranquille
et vibrant de bleu
qui s'offre
la ligne du bord de cette étendue blanche
habitée de ce regard obliquedevient le profil
et le petit décrochement repéré dans le droit de la ligne

et qui rétrécit la largeur

devient le petit mont de l'arcade sourcilière

alors le rectangle bleu violine à incrustations roses devient un volcan géométrique qui bouillonne de tous ses bleus sombres
dont les vapeurs s'élèvent à la surface et dans le bleu plus clair

ainsi notre être tout entier
puisque ce profil occupe toute la hauteur de la toile
habité de ce bleu de l'azur
cet absolu chanté par mallarmé
que d'aucuns appellerait âme
_et notre œil est cette fenêtre ouverte sur elle_
s'appuie à la fois sur la grande alchimie de
ce qui nous bouillonne
ce qui nous agite
ce qui gronde au fond
ce qui nous garde dans le vif de la chaleur
et
la grande extase du bleu de l'absolu
aérien tranquille et utopique
qui réussit à se faufiler au-dessous du volcan
comme pour le protéger de trop de brûlures




2. 14 sans titre


grands à plats et petits signes de l'instrument en étalement de la peinture

grande forme blanche_oriflamme /  morceau d'acier_surgie d'un bleu travaillé au même outil

un ventre bleu accouche d'une lame
un peu de rouge ça et là
le ça et là de la blessure

ne pas se laisser aller à trop de narratif
garder le cap sur la peinture
équilibre des masses
et un épais trait de noir à gauche du tableau
comme une esquisse d'un Kruithof à l'étude d'un Matisse à l'étude d'un
Monet
plane le souvenir d'une porte-fenêtre à Collioure

peut-être un rideau de plastique bleu
lié à un autre morceau de plastique blanc
filets modernes
filets toujours recommencés où se prennent vos vies

les gris du côté gauche jouent leur partie
en écho à la petite bande noire

enclume où se forgent nos courages rouges-vie